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« Bill Gates n’est plus l’ennemi public un point zéro. Bill n’est plus un potentat, un souverain, un Monopoly à lui tout seul, il a changé. Il est devenu l’ami des nécessiteux qui n’en espéraient pas tant. Il redistribue son argent, le cède au développement, l’anoblit. Car l’heure est au repentir et à la honte de l’accumulation privative. Boudant sa puissance, le boss a démissionné et s’est missionné. Concevant seul un tout nouveau challenge : convaincre les autres très très riches de lâcher autant d’argent que lui pour des causes humanitaires reconnues urgentes. Soudain bavard, émouvant, convaincant, généreux voire encombrant, il donne beaucoup et reçoit peu. À vérifier tout de même. Mais quelques deux ou trois bilans comptable ont suffi à redimensionner sa cote d’amour. Quel virage. Mais comment en est-il arrivé là ? »
Derrière l’anonymat d’un récit faussement collectif, Daniel Foucard déplie la personnalité complexe de Bill Gates et dresse un portrait multi-angles de l’homme le plus riche et le plus puissant du monde. La poésie du récit de Foucard prend en défaut la froideur mécanique et l’apparence maîtrisée d’un
personnage distancié, comme déshumanisé.
Plusieurs fois publié dans la Revue Perpendiculaire, Evidenz ou Nioques, Daniel Foucard participe développe des formes romanesques hybrides entre polar et science-fiction de façon à « embarquer le lecteur, un talent pas si courant, auquel on cède sans marchander plaisir intellectuel et plaisir tout court ».
L’univers machinique de Daniel Foucard l’entraîne à décrire souvent son écriture comme un « encodage » se nourrissant de culture visuelle.
Ses derniers livres, Civil, Cold et Casse ont été publiés aux éditions Léo Scheer.