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Décor Lafayette

Anne Savelli

15.90

Les grands magasins n’existent plus, réduits à des affiches, soldes, blanc, Saint-Valentin, Noël que les touristes chinois découvrent dans le métro, des flèches les guident jusqu’aux comptoirs où enfin quelqu’un les comprend, rez-de-chaussée caverne enclave voilà une coquille rassurante, droit devant voilà une hôtesse, rouge et velours, tapis soie verre, et cette femme-écrin, décor, paravent s’exprime dans leur langue, incarne dès l’entrée le chic, cette femme-secours envoie au monde entier les signes espérés (minceur, nez droit, cheveux qui tiennent seuls ou par la grâce du catogan), voilà les touristes moins inquiets, attendent, ils reçoivent de ses mains un sac, l’ouvrent voilà les instructions, coupole, ascenseur, escalier à l’assaut crie le guide. Ils obtempèrent.

Les grands magasins sont aujourd’hui réduits à la fonction de décor, une attraction touristique qui s’auto-caricature et à laquelle les Parisiens ne prêtent plus attention. En flânant aux abords de ces lieux symboliques, de son écriture à la fois précise et virtuose, Anne Savelli va rappeler peu à peu, par petites touches, par micro-fictions, ce que que représentent les grands magasins dans l’inconscient collectif. Lieux chargés d’histoire, de souvenirs communs, de désirs réels ou fabriqués.

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Description

« Ces lieux ? Il s’agit des grands magasins, dans lesquels se rend une femme qui remonte à pied la rue La Fayette, à Paris. Construction imaginaire, le Décor Lafayette s’inspire des Galeries du même nom, mais aussi du Printemps, du Palais-Royal ou des studios de Cinecittà pour plonger le lecteur dans un monde où les rayons permutent, où les époques se mêlent. Perte de repères assurée. »

France Culture, Le Carnet d’or d’Augustin Trapenard

« Qu’est donc ce texte alors ? Un inventaire, une collection, un recueil de récits, d’objets, une bibliothèque. Un livre papier traversé de cartes, de pages blanches qui prolongent le désir, invite à chercher en soi, un livre papier qui réussit le tour de force d’intégrer les codes du texte numérique. Un poème pour sa prose rythmé, scandé qui épouse pas et regards, colères et urgences. Un récit mais surtout pas un roman, personnages anonymes, abstraits, figures du désir de soi et de l’autre. Un livre singulier qui donne à entendre une voix unique, une des plus fortes de la littérature française contemporaine. Une voix, sans doute est-ce la clé. Qui offre et refuse, montre et cache. « 

Mediapart

Informations complémentaires

Poids 0.293 kg