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Devenirs du roman (vol.2) : écritures et matériaux

Collectif inculte

9.99

[EDITION NUMÉRIQUE]

Nombre d’oeuvres littéraires contemporaines font un usage singulier de ressources documentaires : connaissances multiples et hétérogènes, faits divers, vies d’hommes et de femmes illustres comme anonymes… Elles perturbent ainsi les répartitions traditionnelles entre document et imaginaire.

Partant de ce constat, le présent volume se propose d’interroger la situation du roman à travers la question de ses matériaux : à quelles sources les écritures fictionnelles vont-elles aujourd’hui puiser ? Quels traits d’époque, quelles spécificités du monde actuel ces recherches font-elles apparaître ? À quelles pratiques d’écriture, à quels « genres » font-elles appel ? Quels rapports au réel, au langage, à l’Histoire, à l’espace, à la bibliothèque universelle mettent-elles en jeu ?

Par Emmanuel Adely, Jakuta Alikavazovic, Philippe Artières, Arno Bertina, Patrick Beurard-Valdoye, Nicole Caligaris, Claro, Thomas Clerc, Marie Cosnay, Tristan Garcia, Christian Garcin, Hélène Gaudy, Maylis de Kerangal, Mathieu Larnaudie, Hélène Ling, Vincent Message, Emmanuelle Pireyre, Christophe Pradeau, Charles Robinson, Oliver Rohe, Olivia Rosenthal, Anne Savelli, Joy Sorman et Philippe Vasset.

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Description

« Sept ans après Devenirs du roman, recueil de textes et d’entretiens dans lequel vingt-sept auteurs français s’interrogeaient sur les enjeux et le devenir de la fiction contemporaine, le collectif Inculte ­publie un second volume, réunissant vingt-quatre écrivains, autour de la question, plus resserrée cette fois, du matériau dans l’écriture. Au-delà de la qualité, assez étonnante, des textes réunis, et de la diversité des signatures qui comptent parmi les plus stimulantes du paysage littéraire français contemporain, c’est la démarche de travail qui intrigue. En rupture avec l’image mythique du romancier seul et autocentré, les auteurs, membres d’Inculte et «compagnons de route» occasionnels ou de longue date, revendiquent une volonté d’échange et de partage autour de leur propre travail qui s’étend, pour certains, jusqu’à une pratique collective de l’écriture. »

— Le Monde des livres, Stéphanie Dupays

« Qu’on soit rassuré, donc : l’extinction du romancier n’est pas pour demain. D’Emmanuel Adely à Olivia Rosenthal, de Thomas Clerc à Hélène Gaudy, le réel ne risque pas de dévorer la littérature. Léger, varié, sérieux et riche, le recueil donne à lire de la réflexion, des témoignages, des notes d’écriture, des entretiens, de la poésie, des plaisanteries, aussi. On y croise Balzac, bien sûr, mais aussi Rancière et Twin Peaks, Orwell, Borges et Games of thrones, Tarkovski et Camille Claudel. Il est question d’hypermnésie et de surabondance du réel, de menace fasciste et de maisons en feu, d’écriture Wikipédia et de tous les lieux, réels ou fantasmés, dans lesquels l’écriture puise une source ou une nourriture. Il est question, inlassablement, de savoir ce que le roman peut dire au monde, c’est-à-dire, aussi et avant tout, de ce qu’il peut en lire. Qu’il s’approprie les langues non littéraires pour Vincent Message, qu’il se glisse dans les endroits illisibles chers à Philippe Vasset ou qu’il permette à Emmanuelle Pireyre de ne pas devenir une « data-victim », le roman a tous les pouvoirs, et peut-être aujourd’hui plus que jamais – car le dénominateur commun à tous les textes et à toutes les postures, c’est l’idée que la langue romanesque est encore et toujours la meilleure arme pour résister au monde.

Car il s’agit finalement de cela : du monde. Non seulement le panda n’est pas mort, mais en plus il est alerte. Le roman, un zombi pour Charles Robinson : increvable et insatiable. Ce qu’on lit dans ces pages, c’est l’amour inconditionnel que les écrivains portent à leur art, et cette vocation qu’ils partagent tous et que résume Mathieu Larnaudie, codirecteur d’Inculte : « Il s’agit toujours d’“empoigner le monde » (Kafka), d’en interroger la substance, […] d’y insuffler de la vie, de lui faire rendre gorge et de lui rendre grâce. » A quand le volume trois ? »

— Livres Hebdo