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Les Historiens de garde

William Blanc, Aurore Chéry et Christophe Naudin

15.90

(De Lorànt Deutsch à Patrick Buisson, la résurgence du roman national)

À la publication du Métronome de Lorànt Deutsch, les médias saluent unanimement le travail d’un passionné d’histoire sachant se mettre au niveau du public. Le comédien, porté par son aura populaire, est ainsi intronisé comme une véritable autorité historienne à l’image de toute une lignée d’historiens médiatiques, comme Alain Decaux.

Pourtant, l’approche de Deutsch est truffée d’erreurs qui n’ont rien d’anodin : apologie de la monarchie, nostalgie d’un passé fantasmé, révolutions réduites à des instants de terrorisme sanglant, etc. Elles participent du retour en force de récits orientés, portés, entre autres, par des politiques comme Patrick Buisson (ancien directeur de Minute, directeur de la chaîne Histoire et ex-conseiller politique de Nicolas Sarkozy), qui a travaillé à la publication du Paris de Céline avec le comédien et est très impliqué dans cette réécriture constante de l’histoire.

Les auteurs s’inquiètent ici du réveil de cette histoire nationale dont Lorànt Deutsch est le poste avancé. Nationale, car il n’y est question que de la France au sens le plus étroit du terme. Nationale, car l’histoire n’y est envisagée que comme un support au patriotisme le plus rétrograde. Alors que les sciences historiques ne cessent de s’ouvrir à des horizons plus larges, cet essai tire la sonnette d’alarme contre le repli identitaire de ces historiens, fruit d’une inquiétude face au passé qu’eux seuls n’arrivent pas à assumer.

Préface de Nicolas Offenstadt

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Description


 »Métronome, l’ouvrage que le comédien Lorànt Deutsch a consacré à l’histoire de Paris (Michel Lafon, 2009), a connu un gros succès. Se voulant un « éclairage » historique, il enfile pourtant d’imprudentes affirmations et même de parfaites « contre-vérités », pointent les auteurs des Historiens de garde. Leur livre dégage les partis pris politiques à l’oeuvre (valorisation d’un passé idéalisé, célébration d’une prétendue « identité »), aidant à saisir, plus largement, la nature réactionnaire de certaines productions dites « historiques »

Le Monde des livres

« Au-delà des critiques sur les erreurs historiques du livre Métronome de Lorànt Deutsch et de son arrière-fond royaliste, que nous avions déjà évoqué, les auteurs du livre Les historiens de garde, William Blanc, Aurore Chéry et Christophe Naudin, racontent comment l’acteur a réussi à séduire plusieurs médias et éviter les querelles historiques, en usant d’un champ sémantique bien particulier. Ainsi, Deutsch ne se revendique pas historien, il ne parle pas de faits historiques mais assure que son récit est « authentique et authentifié », termes relativement vagues, et invite le lecteur à une « balade » à travers l’histoire. Plutôt que d’un travail historique fondé sur une étude critique des documents, Deutsch préfère parler d’« éclairage », comme si l’histoire n’était qu’une question de point de vue. A charge pour ce royaliste de sélectionner les points de vue qui l’arrangent pour reconstruire un roman national. »

Arrêt sur images

 

« Pour les auteurs, ces «historiens de garde» défendent trop souvent une vision réactionnaire et nostalgique de l’histoire, tout en avançant masqués quant à leurs motivations réelles. William Blanc, Aurore Chéry et Christophe Naudin n’hésitent pas à faire une comparaison audacieuse avec les sciences naturelles: « On peut comparer les historiens de garde et l’offensive créationniste touchant les sciences de la vie », écrivent-ils. »

Paris Match

« C’est tout le problème que pose avec gravités les historiens critiques : comment résister aux dérives de l’histoire spectacle où la forme prime sur le fond, où la nostalgie d’un passé fantasmé occulte la complexité analytique […]. Au fond, l’alternative n’est pas entre histoire populaire et histoire universitaire, mais entre histoire falsifiée, identitaire, rétrograde, et l’histoire complexe, interrogée, critique. »

Les Inrockuptibles

« Inaction de la presse d’opinion, collusion des télévisions ou complaisance des pouvoirs publics, le champ est libre pour ces historiens de garde et leur roman national, antirévolution, prochristianisme ou colonisation, écho soi-disant scientifique aux tendancieux concepts d’identité et de racines françaises. Les Historiens de garde, ou la brillante réplique, implacable, à une vague très actuelle, nostalgique […] et, surtout, insidieusement réactionnaire. »

Libération

« Problème: le travail de l’acteur serait aussi peu rigoureux factuellement que politiquement orienté, à en croire «Les Historiens de garde», un essai qui vient de paraître. Rencontre avec deux de ses auteurs: Aurore Chéry, doctorante en histoire et spécialiste du XVIIIe siècle, et Christophe Naudin, professeur d’histoire-géographie. »

La Liberté

« Outre les arrangements avec la vérité, Lorànt Deutsch et ses camarades d’« histotainment » sont accusés d’être des «historiens de garde» (d’où le titre du livre) cherchant à imposer leur vision (dans Métronome, par exemple, le point de vue royaliste de Deutsch transparait clairement), et comparables à l’offensive créationniste touchant les sciences de la vie. »

Gala

« Un collectif d’historiens fait le point, dans le livre « Historiens de garde », sur cette utilisation par le pouvoir de l’histoire à des fins politiques, et dénonce un discours dominant et très médiatique qui vise à fabriquer du récit romanesque pour créer de l’adhésion. »

L’Humanité

« C’est une excellente lecture complémentaire. Tonique, musclée, documentée. Il n’y est pas seulement question des boulettes de Deutsch […]. Les trois jeunes historiens, qui ont eu l’abnégation d’éplucher ses oeuvres complètes, interviews comprises, dégagent clairement, sous un fatras d’images d’Épinal, une revendication politique, volontiers royaliste, qui fait la joie des groupuscules identitaires. »

Nouvel Observateur

« Lorsque Lorànt Deutsch décide de partager sa passion pour l’histoire en publiant Métronome, le succès éditorial est tel que le comédien en présente bientôt l’adaptation télévisée. Les journalistes saluent son triomphe ; les historiens se désintéressent de ce qui reste un ouvrage de vulgarisation. Aujourd’hui, trois d’entre eux lancent un pavé dans la mare, dénonçant à la fois le quasi-monopole des personnalités médiatiques dans la diffusion du savoir historique et l’idéologie réactionnaire défendue par ceux qu’ils nomment les historiens de garde. »

Le Magazine littéraire

« L’Histoire dévoyée, qui sert de sombres desseins, cela irrite Aurore Chery. Dans Les Historiens de garde, écrit à six mains, elle dénonce des pratiques que l’on retrouve par exemple dans Métronome, de Lorant Deutsch. Il y a Histoire et Histoire. L’une, factuelle, qu’il est sain d’enseigner et de connaître. L’autre, romancée, dévoyée, voire sciemment imaginée. »

Le Républicain lorrain

« Les Historiens de garde » sort en librairie ce mercredi 27 mars. Le titre renvoie à ces figures médiatiques qui défendent, selon ce livre, une histoire orientée, tantôt nationaliste, tantôt royaliste, conservatrice voire réactionnaire, et des méthodes discutables quand elles ne sont pas franchement hasardeuses. »

Ce sont pourtant ces « historiens de garde » qui dominent le traitement de l’Histoire dans le PAF, et notamment sur les chaînes publiques. Lorànt Deutsch n’est que le « poste avancé » d’un profond problème médiatique.

Doctorants et enseignants, les auteurs, William Blanc, Aurore Chéry et Christophe Naudin, soutenus par l’historien Nicolas Offenstadt qui a préfacé le livre, promeuvent au contraire une histoire ouverte sur le monde et les sociétés, qui ne s’arrête pas aux « grands hommes » et à la France.

Rappelant que l’histoire est à tout le monde, ils affirment qu’elle peut être pratiquée par des passionnés, des amateurs, mais ils préconisent la distanciation critique, la rigueur, la mesure du poids des mots et, surtout, l’étude des sources (les documents hérités des époques étudiées)

Rue89

Et aussi… On n’est pas couché, sur France 2 ; Le Supplément, sur Canal + ; Médias, le magazine, sur France 5 ; La Fabrique de l’histoire, sur France Culture ; Les Matines, sur France Culture ; Service Public, sur France Inter

Informations complémentaires

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