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Possessions

Damien Aubel

15.90

Un jeune universitaire a connu une singulière métamorphose : il est devenu un dieu. Dans un monologue d’une hilarante méchanceté et d’une inquiétante étrangeté, il raconte les étapes de la déchéance qui l’a mené à cette mutation. Sous l’emprise d’un professeur de philosophie apprenti gourou, prônant une pédagogie faite d’hypnose et d’humiliations au cours de douteux rituels au fond d’un hangar de banlieue, il lui a fallu aller au point le plus extrême de l’avilissement pour se révéler à sa propre nature divine, et vengeresse. Jusqu’à basculer dans le crime le plus atroce.

Avec un humour grinçant, ce journal d’un fou dépeint tour à tour une province chabrolienne, confite dans son ennui, et une métropole parisienne
déshumanisée qui n’est pas plus apte à juguler l’angoisse. Partout, le chaos affleure sous la surface des choses. Et lorsqu’un journaliste local découvre le manuscrit laissé par le criminel, lui-même est partagé devant le document : est-ce là seulement le pur délire d’un paranoïaque ?
Ce roman noir, à tous les sens du terme – celui de la série noire, celui du romantisme noir et celui de l’humour noir –, renoue avec la tradition qui lie la Littérature et le Mal, celle de Bataille, d’Artaud, de Genet ou de Kafka. Il décrit un monde paradoxal, où le fantastique se tient en lisière de notre réalité et où l’aliénation spirituelle contient le germe de la violence.

Catégorie :

Description

Voilà encore un objet étrange qui nous est proposé par cette décidément audacieuse maison d’édition.

Un monologue, une confession, une longue logorrhée paranoïaque, faite de fiel et d’arrogance. Pas avare d’injures ni de mépris, le narrateur ne prend pas de pincette avec ceux qui l’entourent, allant jusqu’à les amputer de leur nom. Mais après tout, il s’agit du récit d’un dieu qui se raconte, qui se raconte devenir dieu. Et le chemin est long, et visiblement douloureux.

Le milieu universitaire m’est parfaitement inconnu, mais visiblement on y croise de drôle de personnes. Ce prof devenant divinité en premier lieu. Et on attend fébrile le moment, l’acmé qui l’a libéré de notre condition de cloportes pour le propulsé vers sa nature profonde, divine. Le drame s’étire, le présent, puis le passé, proche dans un premier temps, plus lointain ensuite, nous ramenant à aujourd’hui.

C’est plein de fureur, de fausses pistes. Un labyrinthe où le narrateur ne daigne pas nous guider mais nous force à le suivre, quitte à nous perdre.

On peut penser que c’est le but puisque le journaliste, deuxième narrateur, qui a lu le même texte que nous, est bien déboussolé, hagard face à ces confessions.

C’est un texte sans temps mort, âpre et sévère. Le délire d’un auteur qui signe là son premier roman. Chapeau ! – Antoine Jarrige