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Sous les néons

Matthew O'Brien

20.00

(Vie et mort dans les souterrains de Las Vegas)

Un livre-phare, aux croisées de William T. Vollman et de son Pourquoi êtes-vous pauvres ? et des expériences psychogéographiques de Iain Sinclair : Matthew O’Brien, journaliste et écrivain américain, a plongé dans les entrailles de la Ville du Vice, vivant au milieu des joueurs ruinés et autres laissés pour compte de Las Vegas.

Il arpente inlassablement les 8000 km d’égouts de cette ville faite d’apparences, sonde les âmes perdues de ces zombies invisibles qui ont décidé de vivre sous terre, en dehors d’une humanité qui les fascine encore…

Deux années à plein temps dans la pénombre des égouts de Vegas, pour un livre qui a fait l’objet de nombreux documentaires et reportages (TF1, Canal+, Arte) et fait figure de best-seller aux USA et en Europe (Espagne, Italie). Le livre contient un cahier de 16 photos noir & blanc.

 

« Une plongée terrifiante dans les failles du rêve américain, une expérience inédite et fascinante. » Le Monde

 

Traduit par Caroline Dumoucel

Photos de Danny Mollohan

Rupture de stock

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Description

« Un exemple précis, concret, terrifiant du la gloire du règne et de ses faisceaux de dure lumière. »

Libération

« Reporter, écrivain, O’Brien s’immerge de plus en plus dans cet inframonde jusqu’au jour où il pénètre dans les égouts. Sous les néons décrit ce voyage dans le « ventre de la bête » : 8 000 kilomètres de tunnels et de labyrinthes. Juste en dessous du Caesars Palace et du Bellagio vit une autre population qui ne peut plus payer son loyer et se laisse ronger par le jeu, le crack et la nostalgie. Des survivants, des zombies dont certains sont photographiés à la fin de ce livre stupéfiant et poétique, écrit à la bonne distance : empathique et respectueuse, avec une dose d’humour pour respirer un peu. »

Télérama

« La plupart des habitants des tunnels sont accro aux drogues dures, et les souterrains sont un moyen pour eux de se shooter et de reposer à l’abri des regards. Pendant le temps que j’ai passé dans ces tunnels qui puent le moisi, la merde et le danger, j’ai rencontré Bobbi, un SDF, qui m’a confié : « J’ai réussi à me limiter à 10 dollars de dope par jour, mais si je suis pas complètement accro à l’héro, je peux pas prétendre à une cure de désintox… Mais la plupart des gens complètement accro font pas long feu ici. » »

Vice

« Le livre compte huit chapitres et un épilogue. À chaque chapitre il donne un nom en fonction du collecteur qu’il « visite », en fonction de ce qui s’y est passé, des personnes qu’il y rencontre… Par exemple le premier chapitre s’appelle « Le collecteur Weber », parce que c’est dans ce tunnel que Timmy Weber a fui. Le quatrième s’appelle « Le collecteur de minuit » parce qu’il l’a exploré en pleine nuit, et le dernier « Le collecteur en crue » parce que lorsqu’il était à l’intérieur il s’est mis à pleuvoir et que le tunnel s’est rempli d’eau. L’épilogue nous renseigne sur ce qui est arrivé aux personnes qu’il a rencontrées après son enquête, il est retourné les voir, mais ne les a pas toutes retrouvées. »

L’Express

« Héritier de William Vollmann ou de Hunter Thompson (son modèle, dont il suit d’ailleurs la piste, trente ans après Las Vegas Parano, dans les hôtels de la ville), O’Brien sonde les marges de la cité du vice, se faufile dans les endroits que tout le monde évite. Comme son mentor, il fait de l’immersion son principal outil pour visiter les recoins devenus invisibles aux yeux du plus grand nombre. “On a le sentiment d’arpenter un cimetière illuminé par des néons faiblards.” O’Brien se lance sur les traces d’une jeune fille disparue. Rencontre le fondateur du premier club de strip-tease de Vegas qui a décidé de créer son église. Suit l’impossible réinsertion d’un meurtrier qui a purgé sa peine, ou passe une semaine dans un motel au lustre passé devenu le Q.G. des paumés du coin. Tentant de lutter contre ses propres préjugés, il sait tirer le meilleur de ses interlocuteurs et observer les tréfonds du rêve américain avec un regard neuf, curieux. En bon journaliste gonzo, il se met en scène afin d’apporter une distance à son récit, une pointe d’humour aussi, mais surtout pour privilégier l’humanité plutôt que la frigidité d’un journalisme purement factuel. Et donner la parole à ceux que la société a jetés aux oubliettes. »

L’Accoudoir

Informations complémentaires

Poids 410 kg