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suburbia

Suburbia

Bruce Bégout

9.99€

[EDITION NUMÉRIQUE]

Nous sommes dans la suburbia lorsque nous prenons la voiture pour aller acheter du pain. Nous sommes dans la suburbia là où les livreurs de pizza errent le soir sans fin dans les rues mal éclairées. Nous sommes dans la suburbia quand tous les bâtiments commencent à ressembler à des stations-services. Nous sommes dans la suburbia lorsque les bretelles d’autoroute constituent les repères spatiaux habituels. Nous sommes dans la suburbia si le temps que nous passons à garer notre voiture est inférieur à cinq minutes. Nous sommes dans la suburbia si, où que nous nous trouvions, notre horizon visuel est rempli de panneaux de signalisation. Nous sommes dans la suburbia là où les parkings désertés constituent des lieux de sociabilité nocturne. Nous sommes dans la suburbia si un centre commercial représente un pôle d’attraction hebdomadaire voire quotidien. Nous sommes dans la suburbia lorsque nous comptons les distances en temps et non en espace à parcourir. Nous sommes dans la suburbia lorsque l’expression « en ville » ne signifie plus rien. Nous sommes dans la suburbia là où les paraboles tournées vers le ciel abondent sur les toits et les balcons d’immeubles. Nous sommes dans la suburbia si le temps passé devant la télévision excède celui passé au travail et dans les transports.

Bruce Bégout signe un essai inédit sur la suburbia, ces banlieues infinies où sont massés les habitants des sociétés contemporaines.

Produit épuisé

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Description du Produit

« Sinueux et fantomatique, habité par une force centrifuge, l’essai ressemble à son objet : la « suburbia — ce mot qui veut dire l’extension des villes au-delà de leurs limites, la dissolution de l’urbain dans un espace sans centre ni périphérie ». Aujourd’hui, l’urbain a remplacé la ville. Alors que la ville menait à « la non-ville — désert, campagne ou montagnes », l’urbain ne débouche jamais que « sur un autre espace suburbain qui repousse sans cesse ses bornes vers l’inimaginable ». Et ouvre donc une perspective sans point de fuite. (…) Perplexe et mélancolique, Bégout préfère se perdre dans l’espace incertain de cette suburbia, sans repère ni certitude. »

Télérama

« Héritier du chiffonnier de Walter Benjamin, Bruce Bégout récupère le rebut de la machine à rêve. Il scrute les cimetières de néons de Las Vegas. Il sonde le désir de catastrophe sous la fièvre de Los Angeles. En concentrant les hommes, la ville exacerbe leurs passions. L’énergie de leur rencontre se double d’un immense désir d’évitement. Ces tensions contradictoires et invivables, d’abord anesthésiées par le spectacle et la marchandise, le sont désormais par la circulation infinie. Entre le vide originel de l’être-ensemble et la domestication absolue, l’immense nappe urbaine déploie ses audaces et ses leurres. »

Philosophie Magazine

« Au bout du voyage, comme une délicieuse envie de partir et de se perdre en ces lieux où l’on ne va pas toujours par agrément. »

Sciences humaines

« Il arrive que ce ne soient pas les spécialistes de la ville contemporaine – urbanistes, architectes, géographes, sociologues – qui en parlent le mieux. C’est le cas avec le philosophe Bruce Bégout qui, parallèlement à sa production d’ouvrages savants, notamment sur la phénoménologie de Husserl, publie avec régularité des essais atypiques où la non-ville d’aujourd’hui fait figure d’héroïne. Ces volumes se placent davantage dans le registre de la dérive impressionniste que dans celui du discours érudit, même si – les références qu’ils convoquent en attestent – la culture architecturale et urbaine contemporaine est rien moins que familière à Bégout. »

D’A

Information Complémentaire

Poids 0.510 kg